Possibilités et défis liés à l’application des normes de gestion de la qualité aux technologies
Les technologies émergentes, telles que l’IA générative, l’apprentissage machine et l’automatisation avancée, transforment les missions d’audit et de certification. Plus leur adoption et leur usage sont répandus, plus nous découvrons des occasions d’amélioration de la qualité et de l’efficience des missions. Or, ces technologies peuvent également présenter des défis, notamment lorsque la logique sous-jacente est difficile à expliquer, lorsque les résultats varient pour un même intrant ou lorsque les outils évoluent.
Ces complexités peuvent poser des problèmes dans l’application des normes de gestion de la qualité :
- Norme internationale de gestion de la qualité (ISQM) 1, Gestion de la qualité par les cabinets qui réalisent des audits ou des examens limités d’états financiers, ou d’autres missions d’assurance ou de services connexes (adoptée à titre de Norme canadienne de gestion de la qualité (NCGQ) 1);
- Norme internationale d’audit (ISA) 220 (révisée), Gestion de la qualité d’un audit d’états financiers (adoptée à titre de Norme canadienne d’audit (NCA) 220).
En réponse à ces défis, le Conseil des normes internationales d’audit et d’assurance (International Auditing and Assurance Standards Board – IAASB) a lancé un chantier sur la gestion de la qualité par les technologies, qui vise à :
- identifier les difficultés d’application des normes de gestion de la qualité aux technologies émergentes;
- déterminer si du soutien supplémentaire (p. ex., des documents ne faisant pas autorité ou d’autres activités) pourrait s’avérer nécessaire pour faciliter l’application des normes.
L’objectif est de promouvoir la clarté et l’uniformité des pratiques, en plus de soutenir l’innovation au sein de la profession.
Prochaines étapes
En octobre 2025, le Conseil des normes d’audit et de certification (CNAC) a tenu, en collaboration avec l’IAASB, une table ronde en personne sur la gestion de la qualité par les technologies pour recueillir des avis canadiens en vue de nourrir les prochaines étapes de cette initiative. Le CNAC continuera à promouvoir les perspectives canadiennes auprès de l’IAASB et à contribuer activement à l’élaboration de toute indication éventuelle.